L’alimentation est notre carburant. Rien de tel qu’un régime équilibré pour éviter les baisses de régime et les pannes de fin d’année.

Plats en sauce et autres gratins ont la cote quand viennent les premiers frimas. L’alimentation est le carburant qui nous permet de surmonter l’hiver, le froid, les virus. Mais a-t-on besoin de manger davantage pour autant ? Non, nos modes de vie (chauffage, transport) n’exigent pas de dépense énergétique supplémentaire. Au contraire, l’activité physique tend plutôt à diminuer l’hiver ; on reste davantage sous la couette et la période s’avère finalement propice à la prise de poids.

Ce qui compte

Pour lutter contre la fatigue, le corps a besoin de vitamines, de sucres lents et de magnésium. On fait le plein de fruits et légumes, riches en vitamines et minéraux, notamment les agrumes mais aussi les fruits secs. Prenez des glucides pour tenir le cap : ils apportent de l’énergie dans le temps. Ils sont présents dans les céréales, les pâtes et le riz, à condition de les choisir complets. Les produits raffinés entraînent au contraire une hausse rapide de la glycémie qui ne dure pas et génère de la fatigue. Ajoutez des protéines à votre assiette à midi mais aussi le matin. Elles participent à la formation d’anticorps qui combattent les infections.

Les diététiciens invitent à équilibrer notre alimentation avec 50 % de protéines animales et 50 % de protéines végétales ; elles sont dans les légumineuses (haricots blancs, fèves, etc.), les céréales (boulgour, blé, quinoa, etc.) et les graines (courge, tournesol, etc.). Misez sur les ferments lactiques pour s’épargner infections interminables ou à répétition. L’immunité intestinale représente 50 % de l’immunité générale.

Le fer

Un manque de fer se traduit par de la fatigue physique mais aussi mentale, une moindre performance des fonctions cognitives, un teint pâle et une moindre résistance aux infections. Les besoins en fer sont accrus chez les femmes en période de règles, durant la grossesse et pendant l’allaitement ainsi que chez les personnes suivant un régime végétarien ou végétalien strict. Où en trouver ? Dans les abats, les crustacés, les algues et la levure de bière. La consommation conjointe de vitamine C favorise son absorption par l’intestin. En revanche, le thé noir et le café limitent son assimilation.

Le magnésium

Il est souvent mis en cause quand on est stressé ou fatigué. Il est indispensable à l’organisme car il participe au bon fonctionnement des cellules, au renouvellement des protéines, à la transmission de l’influx nerveux et à la contraction musculaire. Mais les apports spontanés sont souvent insuffisants pour couvrir les besoins journaliers. On en trouve dans les sardines, les noix du Brésil, les graines de tournesol, les légumes secs, les céréales complètes, le cacao non sucré dégraissé et les eaux minérales.

La consommation de café

Un faux allié antifatigue. Si la caféine dope la concentration et la vigilance, à haute dose, elle augmente le rythme cardiaque, la pression sanguine et la nervosité fatiguant l’organisme. En outre, le café freine l’endormissement et altère la qualité du sommeil. Prendre un café six heures avant de dormir fait perdre en moyenne une heure de sommeil sans même que l’on s’en rende compte. Attention aussi aux sources cachées de caféine comme le thé, les sodas ou encore le chocolat noir.