Je procrastine
Tu procrastines
Nous procrastinons…

J’ai procrastiné !

Eh oui, des mois que je ne touche plus à ce blog alors que je crève d’envie de le reprendre depuis des lustres. Mes pauvres copines m’ont entendu radoter plus d’une fois que ‘’oui, oui, j’allais reprendre’’, ‘’ça me manque’’, ‘’c’est trop dommage’’, ‘’je m’y mets la semaine prochaine’’, etc, etc, etc… De temps en temps, l’une de vous m’envoyait un petit commentaire sympa et je me redisais : ‘’mais qu’est-ce que tu attends, bouge-toi, c’est tellement top de partager et d’échanger avec des lectrices!” Et puis voilà, le temps passe, la vie tourbillonne, le travail, la danse, les amis, les voyages, les histoires de coeur, un déménagement, un nouveau chéri… et mille autres excuses idéales pour s’autoriser à procrastiner !

Or, soyons franches : il n’y a aucune prétexte valable pour ‘remettre au lendemain ce qu’on peut faire le jour-même’ ; quand on veut, on se bouge et on s’y colle. Peut-être ‘tranquillou’ dans un premier temps, mais au moins on appuie sur le bouton ON, on se renseigne sur son idée, on met des petites actions en marche, on en parle autour de soi, bref : on agit.

Parce que c’est facile à dire et parce qu’on le conjugue tou(te)s un jour cet horrible verbe que procrastiner, je me suis dit que ça ne ferait pas de mal de se pencher un peu sur ce symptôme universel, en ce jour solennel de ‘reprise post-proscratinatoire’.

Voici donc l’extrait d’un livre de celle qui incarne pour moi l’anti-procrastinatrice par excellence, j’ai nommé Lise Bourbeau, femme d’action qui a toujours osé entreprendre. En bref, ses idées-clé sont:

  • Ne pas attendre les circonstances idéales pour se lancer. Commencer, même par une mini-action. Depuis des années tu veux te mettre à la cuisine ? Choisis et imprime une recette que tu rêves de savoir faire. Ne réfléchis pas trop, sois spontanée, suis ton feeling.
  • Accroche-toi à ton objectif, mais sans te mettre la pression non plus. Avance à ton rythme, même à pas de tortue, mais avance !
  • Si tu te sens ‘lâcher’, demande-toi pourquoi : est-ce vraiment parce que tu as atteint tes limites ? Est-ce la peur ou l’influence des autres qui te freinent ? Dans ce deuxième cas attention, ce n’est pas une bonne raison pour abandonner, tu risques de le regretter…
  • Crois en toi : et d’abord, qui d’autre que toi peut le faire ?
  • Entoure-toi de gens positifs qui croient aussi en toi ; évite de parler de ton idée aux pessimistes…
  • Visualise comme tu te sentiras bien quand tu auras franchi le pas, pense à la joie et à la satisfaction que tu ressentiras –  comme moi maintenant :-)

Extrait de Lise Bourbeau, Ecoute ton corps, encore ! Tome 2 :

Si tu attends que toutes les circonstances te soient favorables pour pouvoir passer à l’action, si tu analyses longuement le pour et le contre ainsi que les avantages et les désavantages, tu risques de ne jamais passer à l’action.

La première action à faire est de débuter quelque part. Le pire qui peut t’arriver, c’est de ne pas poursuivre dans ce que tu avais décidé, mais au moins les actions que tu auras faites en cours de route auront été des expériences qui pourront t’être d’une grande utilité plus tard. Accepte le fait que tu ne fais jamais d’erreurs : la vie est une suite d’expériences !

Je te suggère donc de commencer par une action, n’importe laquelle, et de te dire en cours de route : ‘’Aujourd’hui, je fais une action : elle constitue un pas vers ce que je veux. Ce pas va me guider vers le prochain, le prochain pas vers le suivant et ainsi de suite. Ce n’est qu’en cours de route que je saurai vraiment si cela me plaît ou non, et si c’est au-delà de mes limites ou non”. (…)

Tout analyser et essayer de préparer chaque étape à l’avance enlève de la spontanéité et porte une personne à trop vouloir contrôler les étapes qui vont l’amener à son but. Lorsque tu agis spontanément, chaque étape est dirigée par ton intuition et tu peux vivre des expériences nouvelles que tu n’aurais jamais cru possibles en te basant seulement sur ton intellect. Quand tu planifies, tu fouilles dans ta mémoire pour aller y chercher des choses que tu connais déjà. (…)

N’oublie pas aussi l’importance de la persévérance pour arriver à ton but. Mais être persévérant ne veut pas forcement dire ‘’forcer’’. C’est simplement d’y aller à son rythme, comme ça vient et d’être constant en ne se laissant pas décourager par ceux qui ont possiblement des limites différents des nôtres.(…)

Si un jour tu décides d’arrêter, tu dois sentir que cette decision vient de toi. Si tu songes à t arrêter en cours de route, demande-toi : ‘’est-ce que c’est la peur qui m’empêche de continuer ?’’ Si la réponse est oui, sois conscient que tu te laisses influencer par une expérience passée ou par quelqu’un d’autre qui a peur. (…)

Dans toutes les actions que tu fais, il est important de ne pas trop dramatiser, c’est à dire de demeurer capable de prendre la vie en riant et d’être prêt à rire de toi. Cultive ton sens de l’humour ; la vie est beaucoup trop précieuse pour la prendre au sérieux ! (…)

Si tu ne passes pas à l’action, il est important pour toi de reconnaître que personne d’autre au monde ne peut le faire pour toi… (…)

Prends quelques instants pour noter sur papier 3 choses que tu désires : une à court terme (d’ici quelques mois), une à moyen terme (d’ici 2 ans), la troisième à long terme (pour plus tard…). Prends la décision de faire cette semaine n’importe quelle action en fonction de tes 3 buts, afin de commencer à mettre en mouvement l’énergie nécessaire à leur manifestation éventuelle dans ta vie. Ensuite, au lieu de vouloir contrôler les résultats, suis simplement les étapes vers lesquelles ton enthousiasme t’oriente et sache que chacune d’elles sera bonne pour toi.

Mais peut-être as-tu d’autres astuces anti-procrastination ? N’hésite pas à les divulguer ci-dessous.

Pour ma part, je suis super heureuse d’avoir vaincu ce symptôme culpabilisant et de revenir partager avec vous mes textes-lumières et mes sources d’inspiration positives.

Pour moi c’en est fini de ce mot barbare ! Alors à très vite :-)