Il s’agit d’une méthode relativement ancienne, mais son adaptation au traitement de la cellulite est une progression plus récente. L’utilisation de la phosphatidylcholine, enzyme capable de dissoudre les graisses primitivement utilisée dans le traitement des embolies graisseuses pulmonaires, pourrait permettre de déloger la cellulite des endroits où elle est la plus tenace. Le traitement est très simple et recourt à des injections sous cutanées pouvant intéresser une surface de 50 à 200 cm carré de 1 à 5 ampoules. L’efficacité de la réaction se traduit par une inflammation assez nette pendant 48 heures, sensible et parfois même douloureuse correspondant à la destruction des cellules graisseuses. L’élimination de ces dernières prendra plusieurs semaines et il n’est pas possible d’apprécier vraiment le résultat avant un mois et demi à deux mois. Si celui-ci est intéressant mais insuffisant, une à trois séances supplémentaires seront programmées, toujours espacées de deux mois.

Dans certains cas, le résultat est nul et il est inutile d’insister. L’usage de la phosphatidylcholine, très répandu dans certains pays comme le Brésil est encore assez confidentiel en France où la substance est utilisée hors AMM c’est-à-dire hors indication reconnue officiellement. Ceci ne veut nullement dire qu’il est illicite de l’utiliser dans cette perspective, mais le patient doit en être averti. Ce type de traitement ne dispense certainement pas d’une lipoaspiration lorsque l’affection est très étendue, mais il peut représenter une alternative intéressante dans les cas ou les déformations sont isolées ou résiduelles après d’autres traitements.