La liposuccion

Un procédé qui, depuis 30 ans, a largement fait ses preuves dans le traitement des lipodystrophies, c’est-à-dire des amas physiologiques de graisse profonde responsables des rondeurs génétiquement programmées chez toutes les femmes et essentiellement situées autour du bassin : culotte de cheval, lombes, abdomen, face interne des cuisses et des genoux.

La lipoaspiration traditionnelle améliore l’apparence de la cellulite notamment lorsqu’elle est encore localisée et au stade de début.

dfwsfcomQuel que soit le procédé employé, l’extraction par simple aspiration des couches graisseuses profondes permet d’obtenir un résultat à la foi harmonieux et sans risque majeur d’irrégularités cutanées (les irrégularités déjà présentes seront peu affectées par ce procédé). Pour autant, la liposuccion traditionnelle représente-t-elle un traitement de la cellulite ? Pas exactement ; mais dans les cas ou l’aspect cellulitique de la peau est majoré par la tension engendrée par ces masses profondes, leur diminution donne l’impression que la cellulite est moins apparente. En fait, toujours présente , elle continuera à s’étendre vers des régions qui en étaient indemnes au début (estomac, bras, aisselles , mollets etc…).

On peut avoir de bonnes surprises au décours d’une lipoaspiration alors que le terrain ne s’y prête pas forcement ou dans des zones comme l’abdomen ou le caractère propre de la rétraction cutanée est toujours inconnu, parfois étonnant.

Il est cependant possible de s’attaquer physiquement par un procédé identique à la cellulite à condition de pratiquer une lipoaspiration dite superficielle : celle-ci se fait à l’aide de canule beaucoup plus fine parfois échancrée de façon à sectionner toutes les attaches conjonctives de la peau responsable du phénomène de peau d’orange. Les quantités de graisse enlevées ne sont pas très importantes et l’on compte beaucoup plus sur l’effet de rétraction cicatricielle de la peau ainsi libérée pour améliorer le résultat final. On comprend qu’une peau déjà fragile et régulière soit d’avantage exposée à ce type d’intervention dont les séquelles peuvent être importantes si elle n’est pas menée de manière régulière et progressive. Dans certain cas, une partie de la graisse extraite sera réinjectée dans les zones présentant déjà des caractères de dépression (lipofilling).

Dans les cas ou la cellulite est très diffuse, la lipoaspiration n’offre aucune garantie quant à son amélioration ; cependant, lorsque la patiente fait également un effort important comme ici (perte de poids de 9Kg) l’aspect cellulitique peut également être transformé au même titre que la silhouette.

Si la liposuccion ne fait aucunement maigrir, la perte de poids associée à l’intervention et sous la dépendance du patient est parfois un facteur d’amélioration spectaculaire de l’aspect cutané.

D’autres procédés ont été développés ces dix dernières années faisant appel notamment à des assistance mécaniques (canules rotatives, tourbillonnantes, vibrantes etc. …) : il ne semble pas qu’un progrès décisif ait été amené par ces embarras matériels dont le maniement beaucoup plus lourd et le temps d’intervention allongé ne sont pas compensés par des résultats vraiment plus brillants… Quant aux ultrasons, après avoir connus une grande mode dans les années 90, les déboires rencontrés certaines sources (brûlures) doivent faire accepter leur efficacité supposée avec beaucoup de circonspection. Cependant, des recherches incessantes sont effectuées dans tout ces domaines et il n’est pas du tout impossible que certains modèles actuellement encore en cours d’expérimentation puissent apporter un réel progrès d’ici peu dans le domaine de la cellulite.