LES TRAITEMENTS

Ils sont adaptés en fonction de la grosseur de la tumeur, de l’histologie (type de cellules du cancer), des récepteurs hormonaux, de l’âge et de l’état général du malade, et aussi fonction de l’état des ganglions axillaires et des éventuelles atteintes secondaires (métastases). L’ordre des traitements est aussi parfois modifié en fonction de ces données. Quand on a un peu admis cette maladie, la phase des traitements se transforme en parcours du combattant. C’est répétitif, mais en même temps rassurant, le malade se sent entouré par l’équipe médicale, il n’a pas le choix, il avance, il a conscience que c’est pour sa survie et généralement il se bat, même si chacun fait ce qu’il peut avec son caractère, son corps et son histoire familiale.

la chirurgie

Elle consiste à retirer les cellules cancéreuses et une marge de sécurité. Dans certains cas (plusieurs foyers, grosses tumeurs ou cancers agressifs et infiltrants) on peut aussi être amené à retirer tout le sein et prévoir une reconstruction immédiate ou différée du sein. Cette chirurgie peut aussi être complétée par un retrait de la chaîne ganglionnaire (curage axillaire) pour contrôler l’envahissement des cellules cancéreuses.

la chimiothérapie

Là aussi, c’est du sur mesure. Son but est d’empêcher les récidives et/ou de tuer les cellules cancéreuses résistantes ou récidivantes. Ces cures sont le plus souvent effectuées en hôpital de jour et consistent au passage de médicaments par perfusion. Six à dix cures sont souvent prescrites qui sont espacées d’environ trois semaines. Ces chimiothérapies, sont certainement les phases les plus difficiles du traitement, car elles entraînent fatigue, problèmes digestifs et aussi chute des cheveux. Cette maladie remet en cause l’image de la féminité, d’abord par une certaine mutilation du sein, ensuite la perte des cheveux est difficile à vivre. Il faut s’adapter et se créer une image provisoire.

la radiothérapie

Pour empêcher le développement d’éventuelles cellules cancéreuses autour de la tumeur, pour parfois diminuer son volume, on a recours à la radiothérapie. Ce qu’on appelle « avoir des rayons ». On utilise en fait les radiations ionisantes pour empêcher la multiplication des cellules.  Les physiciennes déterminent précisément le champ d’irradiation à l’aide d’un scanner, et suivant une dosimétrie (étude de dose de rayonnement). Le traitement est fractionné de 20 à 30 séances en moyenne. Ces séances sont totalement indolores, mais le matériel est impressionnant et les séances chaque jour sont envahissantes. Ce traitement, peut entraîner aussi des brûlures, de la fatigue, un œdème du sein, et des problèmes digestifs.

l’hormonothérapie

Le développement d’un cancer peut être dépendant d’une hormone féminine, principalement la progestérone. Ces informations, les biologistes les ont quand ils examinent les cellules cancéreuses. Si c’est le cas il vous sera donc proposé un traitement qui bloquera la production hormonale et donc limitera vos possibilités de rechute. Il faudra prendre un comprimé par jour pendant plusieurs années. Il existe plusieurs familles de ce médicament. Les retentissements de ses traitements ne sont pas toujours faciles : fatigue, problèmes gynécologiques, risque faible d’embolie pulmonaire, mais bien sûr, ses intérêts sont supérieurs aux effets secondaires.

l’arrêt des traitements

L’arrêt des traitements est aussi parfois vécu difficilement, le malade peut se sentir comme abandonné par le corps médical, c’est un peu le calme après la tempête. Il peut se demander aussi s’il est vraiment guéri, ce qu’on ne peut pas lui affirmer, et il faut gérer le doute. Tourner la page, retourner à sa vie d’avant est difficile et comme généralement il y a eu une profonde remise en question, il faut réajuster un peu sa vie. Cela prend un peu de temps.

la prise en charge psychologique

Ces différentes étapes dans le parcours de soins nécessitent bien souvent le besoin de parler à un psychologue. Ce professionnel de la psychologie vous permettra d’exprimer votre ressenti, vos pensées, vos émotions et vos doutes. Le psychologue offre à la personne un dispositif thérapeutique adapté à votre demande, avec lui vous pourrez prendre de la distance sur vos éprouvés et appréhender différemment la maladie.