On aimerait pouvoir chanter à la fin de sa vie :”Noooon rien de rieeeeeeeen, nooooon je ne regrette rieeeen”. On voudrait s’éteindre avec un sentiment de paix; parce qu’on aura vécu ce qu’on avait à vivre, parce qu’on aura fait de notre mieux, parce qu’on aura tout entrepris pour aller au bout de nos rêves. Certes, la fin ultime n’est pas à l’ordre du jour – je n’espère pas;-)-, mais la prévention des regrets, si ! C’est maintenant que l’on peut oeuvrer à ne rien regretter, il sera vite trop tard… Je ne cherche pas à mettre la pression ou à créer des problèmes avant qu’ils n’arrivent, juste à te permettre de chanter Piaf à pleins poumonts et en croyant à fond à ce que tu chantes 😉

 Il paraît qu’un grand génie nous pose trois questions avant de basculer dans l’au-delà, à savoir :

Comment as–tu aimé ?
Qu’est-ce que tu as fait de ta vie ?
As-tu participé à un projet plus grand que toi, qui te dépasse, pour lequel tu as contribué à ce que le monde soit meilleur pour tes enfants que pour toi ?

Il est bon de se rappeler ces questions de temps en temps, surtout au moment de faire des choix, histoire de ne pas passer à côté de l’essentiel, de ce qui nous anime vraiment, de qui on est au fond du coeur. Le temps file, les journées fusent et on l’oublie parfois, cet essentiel, dans notre tourbillon virevoltant.

Ça va peut-être te paraître un peu glauque mais rassure-toi, ça ne l’est pas du tout : Je me projette souvent sur mon lit de mort pour appréhender ma vie et mes décision avec plus de recul. C’est une vision sereine, juste pour anticiper les regrets que je pourrais avoir et que je ne veux surtout pas porter. Tu verras que se visualiser dans ce contexte donne instantanément un regard nouveau sur la vie. Cela viendra éclaircir tes priorités et te libèrer de certains soucis plus futiles que tu ne le crois.

À ce sujet, je voulais te parler du livre qu’a publié une infirmière australienne qui a passé des années au chevet de personnes en fin de vie. Riche de cette expérience, elle en a recueilli les 5 regrets récurrents des nombreux patients dont elle s’est occupée. Elle en a fait un livre très inspirant : The Top Five Regrets of the Dying ». Voici un bref aperçu des 5 regrets les plus courants qu’a remarqués Bronnie Ware.

1.   «J’aurais aimé avoir le courage de vivre comme je voulais, et pas de vivre la vie qu’on attendait de moi»

C’est, d’après Bronnie Ware, le regret le plus partagé.

Quand les gens réalisent que leur vie est presque finie et la considèrent avec clairvoyance, ils voient très vite combien de rêves ils n’ont pas réalisés. La plupart des gens n’ont pas accompli la moitié de leurs rêves et meurent en sachant que cela est la conséquence de choix qu’ils ont faits – ou pas.

C’est très important d’essayer de réaliser au moins quelques-uns de vos rêves tout au long de votre vie. Quand la santé n’est plus là, il est trop tard. La santé offre une liberté dont très peu de gens ont conscience… jusqu’à ce qu’ils ne l’aient plus”

2. « Je regrette d’avoir travaillé si dur »

“C’est le regret de tous les hommes que j’ai soignés. Ils sont passés à côté de la jeunesse de leurs enfants et de leur relation de couple. Les femmes ont aussi parfois ce regret. Mais ce sont surtout les hommes qui regrettent profondément de s’être autant investis dans leur vie professionnelle.

En simplifiant votre train de vie et en faisant des choix réfléchis, il est possible de n’avoir pas besoin d’autant d’argent que vous ne le pensez. En créant plus d’espace dans votre vie, vous serez plus heureux et plus ouverts à de nouvelles opportunités qui conviendront peut-être mieux à votre nouveau style de vie”.

3.   «J’aurais voulu avoir le courage d’exprimer mes sentiments»

Beaucoup de gens font abstraction de leurs sentiments pour éviter les conflits. En résulte une existence médiocre dans laquelle ils ne deviennent jamais vraiment qui ils sont. Nombreux sont ceux qui développent des maladies, fruit de l’ amertume et de la rancune qu’ils ont longuement portées.

On ne peut pas contrôler les réactions des autres. Cependant, même si certaines personnes réagissent mal quand vous commencez à parler honnêtement, au final cela instaure une relation plus saine et plus profonde. Ou alors vous perdez une relation qui n’était pas sincère. Dans les deux cas, vous êtes gagnant”.

4. «Je regrette de n’être pas resté en contact avec mes amis»

Bronnie Ware assure que ses patients «ne se rendaient vraiment compte de l’importance des amis de longue date que dans leurs dernières semaines, et qu’il n’était alors pas toujours possible de les retrouver».

5.   «J’aurais aimé m’autoriser à être plus heureux»

“Beaucoup de gens ne réalisent pas avant la fin que le bonheur est un choix. Ils sont restés prisonniers de vieilles croyances et d’habitudes. Le soi disant “confort” de la routine a pris le pas sur leurs émotions et sur leurs comportements. Par peur du changement, ils ont fait semblant d’être bien. Quand il voit la mort approcher, ils voudraient s’être amusés davantage.

Quand on est sur son lit de mort, ce que les autres pensent de vous est à mille lieues de vos pensées. Comme c’est merveilleux d’arriver à ce détachement et ce sourire, bien avant l’heure de mourir !”.

 Si tu as le sentiment de vivre ta vie pleinement, d’aimer aussi fort que tu peux aimer et d’être profondément toi, continue dans ce sens, tu te sentiras en paix au bout du chemin. Mais si tu sens que les regrets ci-dessus font écho en toi, que tu ne vis pas forcément en fonction de ce qui est le plus important pour toi, prends le temps de revenir à ton essentiel et de rectifier ta direction. Tu as de la chance, il est loin d’être trop tard pour le faire